
Le consommateur français souhaite acheter local, malgré des coûts supérieurs, pour soutenir ses producteurs et privilégier des produits exigeants en matière de normes de qualité.
En théorie, l’étiquetage garantissant l’origine est gage de confiance. Dans les faits, des fruits en provenance notamment de Belgique ou des Pays-Bas sont vendus comme s’ils avaient été cultivés en France.
Ces pays cherchent à écouler leurs stocks issus d’une surproduction permise par des produits phytosanitaires interdits en France.
Quasiment deux fois moins chères, ces poires sont souvent étiquetées « origine France », trompant les consommateurs, générant de fortes marges pour les fraudeurs et tirant les prix vers le bas.
Après 2 500 contrôles cette année, la répression des fraudes en France est submergée face à
l’ampleur du phénomène.
J’ai tenu à dénoncer ce scandale en interpellant la Commission européenne car Bruxelles ne peut plus rester silencieuse.


