
J’ai récemment rencontré Halima Karimi, une jeune journaliste afghane réfugiée et habitant à Reims.
Son histoire, son courage et son engagement m’ont profondément marquée et forcent le respect. Halima a fui Kaboul en 2021, dès le retour au pouvoir des talibans, alors qu’elle exerçait son métier dans une radio. Menacée, elle a fait partie des 1000 journalistes afghans bénéficiant rapidement de l’aide de la France.
Depuis 2023, elle vit à Reims, où elle tente de reconstruire sa vie et de poursuivre son métier.
Mais Halima n’oublie pas celles qui sont restées là-bas : sa mère, ses sœurs, et toutes les Afghanes privées de droits fondamentaux. Elle m’a indiqué qu’une femme qui se rend seule au marché risque d’être arrêtée par les talibans, emprisonnée, puis traitée comme une prostituée, les viols étant courant en prison.
Récemment, Halima a témoigné au Festival de journalisme de Couthures-sur-Garonne, à l’invitation du Monde, pour rappeler une urgence : ne pas oublier les femmes afghanes, réduites au silence et à l’effacement par les islamistes.
Halima travaille aujourd’hui sur un projet de documentaire pour témoigner de ces réalités. Je tenais à lui apporter tout mon soutien, dans ses projets comme dans sa recherche d’emploi. À travers elle, c’est toute une génération de femmes sacrifiées que nous devons regarder en face. Il est de notre devoir de relayer leur parole, d’autant plus qu’elle fait des efforts admirables d’assimilation.
Ne détournons pas les yeux : l’obscurantisme islamiste frappe déjà ici. Défendons sans relâche les droits des femmes, en Afghanistan comme en France.


