Ce matin, j’étais aux côtés des enseignants et des élèves du lycée Roosevelt à Reims qui manifestaient contre la montée des violences dans et aux abords de l’établissement.
Je m’y suis rendue en tant que députée européenne et conseillère régionale, mais aussi en tant qu’enseignante consciente de l’importance de pouvoir transmettre dans de bonnes conditions et dans un climat serein. Ce qui se passe est en effet inacceptable. Il y a un mois, un jeune a été roué de coups avec une batte de baseball entourée de barbelés sur fond de règlements de compte entre quartiers. Quelques jours plus tôt, une agression sexuelle avait eu lieu dans l’enceinte même du lycée. Je suis admirative des élèves qui ont eu le courage de tirer la sonnette d’alarme en lançant une pétition et en manifestant pour leur sécurité. Mais c’est aussi dramatique d’en arriver là. Depuis plusieurs années, à l’Assemblée Nationale et au Conseil régional, j’avais alerté sur les violences et les intrusions à répétition dans ce lycée. Rien ou presque n’a été fait. Les lycées relèvent de la compétence de la Région, et son président Franck Leroy doit prendre ses responsabilités pour assurer la sécurité des établissements qui devraient être des lieux préservés de toute violence. Mais le rectorat doit aussi doter les établissements de moyens à la hauteur de l’urgence et notamment recruter davantage de surveillants. J’étais la seule élue présente ce matin…Trouvez-vous cela normal ?
J’ai en tout cas eu le plaisir de retrouver certains anciens élèves et prendre de leurs nouvelles.
La sécurité à l’école ne devrait jamais être un combat. Elle devrait être une évidence. Elèves, enseignants, équipes éducatives, vous pourrez toujours compter sur mon soutien à vos côtés.